La Poste : Lou Noirclere demande des comptes sur cinq bureaux menacés dans les Vosges

La Poste : Lou Noirclere demande des comptes sur cinq bureaux menacés dans les Vosges

Publié le Mardi 13 Octobre 2026

Le conseiller régional écologiste Lou Noirclere interpelle La Poste sur le devenir de cinq bureaux vosgiens qui pourraient être transformés d'ici fin 2027. Dans un courrier daté du 13 octobre, il demande des précisions sur les projets envisagés et alerte sur leurs conséquences pour les habitants.

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Cinq bureaux de poste vosgiens pourraient être transformés en agences postales communales ou en relais commerçants d'ici fin 2027. Face à cette perspective, Lou Noirclere, conseiller régional et coprésident du groupe Les Écologistes, demande des explications à La Poste.

Dans un courrier adressé ce mardi 13 octobre à Layla Laporte, déléguée territoriale des Vosges du groupe La Poste, l'élu souhaite obtenir des réponses sur l'avenir du réseau postal départemental.

Cinq communes concernées par les projets de transformation

Le 23 septembre dernier, Mediapart révélait l'existence de listes de bureaux de poste présentées aux comités sociaux et économiques du groupe. Au total, 441 établissements seraient concernés à l'échelle nationale par une transformation d'ici fin 2027.

Dans les Vosges, cinq communes figureraient parmi les territoires concernés : Épinal, Moyenmoutier, Pouxeux, Saint-Étienne-lès-Remiremont et Xonrupt-Longemer.

Ces projets avaient déjà été évoqués dans un précédent article consacré aux cinq bureaux de poste vosgiens concernés.

La Poste a toutefois précisé que ces listes « ne préjugent en rien de l’avenir de la présence de La Poste dans les territoires ».

Une position dont Lou Noirclere prend acte, tout en demandant si les maires des communes concernées et la commission départementale de présence postale territoriale ont été informés de ces projets avant leur révélation dans la presse.

Des services bancaires qui pourraient disparaître

Au-delà de la transformation des établissements, le conseiller régional s'inquiète des conséquences pour les usagers.

Il rappelle qu'une agence postale communale ou un relais commerçant ne propose pas l'ensemble des services disponibles dans un bureau de poste classique.

Ces structures ne permettent notamment pas d'ouvrir un compte bancaire, d'établir un chèque ou de souscrire un produit d'épargne.

Les retraits d'espèces y sont également limités, selon les conditions rappelées par l'élu :

  • 500 euros sur sept jours glissants dans une agence postale communale.
  • 150 euros dans un relais commerçant.

Pour Lou Noirclere, cette réduction des services pénaliserait particulièrement les personnes âgées, les ménages modestes et les habitants ne disposant pas de véhicule.

L'élu estime qu'un tel recul serait difficilement compatible avec la mission d'aménagement du territoire confiée à La Poste.

Une demande de transparence sur l'ensemble du réseau vosgien

Dans son courrier, Lou Noirclere reconnaît les difficultés financières rencontrées par La Poste, notamment ce qu'il considère comme une sous-compensation structurelle des missions de service public par l'État.

Il estime cependant que ces contraintes ne doivent pas conduire à faire peser les efforts principalement sur les territoires les moins densément peuplés.

Le conseiller régional demande donc la confirmation officielle de la liste des bureaux vosgiens concernés par les projets de transformation.

Il souhaite également savoir si d'autres points de contact du département, y compris des agences postales communales déjà existantes, font actuellement l'objet de réflexions.

Le courrier a notamment été transmis en copie au préfet des Vosges, Blaise Gourtay, à la présidente de la commission départementale de présence postale territoriale, Jenny Willemin, ainsi qu'aux maires des cinq communes concernées.

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