Épinal : manifestations interdites autour du « Canon Français » les 25 et 26 septembre
La préfecture des Vosges interdit les manifestations et rassemblements revendicatifs dans un périmètre comprenant le centre des congrès d’Épinal et ses parkings les 25 et 26 septembre. Cette décision intervient alors qu’un rassemblement du collectif « Archi-chaud » était déclaré samedi matin, en marge de l’événement « Le Canon Français ».
Toute manifestation ou tout rassemblement revendicatif sera interdit autour du centre des congrès d’Épinal à deux périodes : du vendredi 25 septembre à 15 h au samedi 26 septembre à 1 h, puis samedi de 10 h à 17 h.
L’arrêté signé le 23 septembre par le préfet des Vosges, Blaise Gourtay, délimite un périmètre comprenant le centre des congrès, situé 7 avenue de Saint-Dié, ainsi que ses parkings.
La mesure coïncide avec la tenue de l’événement « Le Canon Français », prévu au centre des congrès vendredi de 19 h à minuit et samedi de 12 h à 17 h. La préfecture indique que cet événement doit rassembler « un large public », sans préciser le nombre de participants attendus.
Un rassemblement d’une quarantaine de personnes déclaré samedi
Une manifestation revendicative avait été déclarée auprès de la préfecture pour samedi 26 septembre, de 10 h 45 à 12 h 15. Selon cette déclaration, une quarantaine de personnes devaient se réunir devant le centre des congrès.
Le collectif « Archi-chaud », présenté comme l’organisateur de cette manifestation, considère que les banquets du « Canon Français » s’inscrivent dans une idéologie qu’il qualifie d’« extrême droite ». Le collectif prévoyait de manifester son désaccord en chantant, devant l’entrée du centre des congrès, des chansons françaises engagées autour de la liberté, de la solidarité et de la résistance.
Pour justifier l’interdiction, la préfecture invoque « la nécessité de prévenir le risque élevé de troubles à l’ordre public ». Elle estime que les circonstances et les conditions d’organisation des rassemblements sont susceptibles de provoquer des troubles à l’ordre et à la tranquillité publics.
L’arrêté mentionne également la posture Vigipirate « urgence attentat ».
Les organisateurs qui contreviendraient à l’arrêté s’exposent, selon le texte, aux sanctions prévues par l’article 431-9 du Code pénal, soit six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende. Pour les participants, l’arrêté prévoit une amende correspondant aux contraventions de deuxième classe.

Laissez nous un commentaire