Printemps 2026 : chaleur record, sécheresse et pluie en recul
D’après Météo-France, le printemps météorologique 2026 a été le plus chaud jamais mesuré en France, avec une température moyenne de 13,8 °C. Dans le Grand Est, les Vosges ont connu une saison sèche, avec 40 % de pluie en moins.
D’après les données communiquées par Météo-France, le printemps météorologique 2026, qui regroupe les mois de mars, avril et mai, a été le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900. « Avec une température moyenne de 13,8 °C, ce printemps 2026 est le plus chaud jamais enregistré, anomalie de +1,7 °C, devant les printemps 2011, +1,5 °C, et 2020, +1,3 °C », annonce ce mardi Météo-France.
Dans les Vosges comme dans le reste du Grand Est, la saison a été marquée par une chaleur précoce, un manque de pluie important et un ensoleillement très généreux.
Le Grand Est touché par une chaleur supérieure aux normales
À l’échelle nationale, le printemps 2026 affiche donc une anomalie de température de +1,7 °C par rapport à la référence 1991-2020. Il devance les printemps 2011 et 2020, jusque-là parmi les plus chauds observés.
Dans le Grand Est, l’anomalie atteint +1,3 °C. Même si la région ne fait pas partie des zones les plus chaudes du pays, les températures sont restées au-dessus des normales saisonnières. Le mois de mai 2026 s’est particulièrement distingué, avec +2,0 °C en France, ce qui le place au deuxième rang des mois de mai les plus chauds.

Un épisode de chaleur inédit en mai
Mai 2026 a été marqué par un épisode de chaleur « inédit par sa précocité et sa durabilité ». Cette séquence a été seulement tempérée par une période plus fraîche au moment de l’Ascension.
Pendant cet épisode, plus de la moitié du pays a enregistré un nouveau record mensuel de température. La France a aussi connu sa journée la plus chaude à l’échelle nationale pour un mois de mai.
Un déficit de pluie de 40 % dans le Grand Est
Le manque de pluie est l’un des marqueurs forts de ce printemps. À l’échelle nationale, le déficit de précipitations atteint 30 %. Le printemps 2026 devient ainsi l’un des dix printemps les moins arrosés sur la période 1959-2026.

Dans le Grand Est, la situation est encore plus marquée, avec un déficit de précipitations de 40 %. Les Vosges s’inscrivent donc dans une région particulièrement concernée par le manque d’eau au printemps.
Des sols asséchés et un début de sécheresse généralisée
Le mois d’avril a été particulièrement très sec. Cette période a accéléré l’assèchement des sols et entraîné un début de sécheresse généralisée sur l’ensemble du territoire.
Dans les Vosges, ce bilan régional confirme une tendance sensible pour les habitants, les agriculteurs, les jardiniers et les territoires dépendants de la ressource en eau. Le printemps 2026 associe chaleur, déficit de pluie et sols fragilisés dès le début de saison.
Un ensoleillement très généreux
À l’échelle de la saison, l’ensoleillement a été « très généreux », avec un excédent proche de 20 % sur le pays. Il atteint souvent entre 30 et 50 % sur les régions de la moitié nord.
Pour les Vosgiens, ce printemps 2026 aura donc été lumineux, mais aussi marqué par un manque d’eau notable. Entre chaleur record en France et déficit de pluie important dans le Grand Est, la saison restera comme l’un des épisodes météo les plus marquants des dernières décennies.
Face à ces records de chaleur, à la multiplication des épisodes secs et aux données scientifiques qui s’accumulent depuis des années, il devient impossible d’ignorer la réalité du réchauffement climatique.

Plus de détails sur le site internet de Météo-France
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