La surpopulation carcérale à la maison d'arrêt d'Épinal s'intensifie depuis décembre

La surpopulation carcérale à la maison d'arrêt d'Épinal s'intensifie depuis décembre

Publié le Vendredi 9 Janvier 2026

Depuis cet été, le nombre de détenus, du côté des hommes comme des femmes, ne cesse de croître. En ce début de semaine, il a fallu installer 17 matelas au sol pour les accueillir, nous confirme une représentante syndicale FO Justice. « Jusqu’ici, on avait été épargnés, mais maintenant on fait entrer des détenus sans pouvoir en faire sortir suffisamment. »

En conséquence, des matelas sont ajoutés en priorité dans les grandes cellules, mais l’espace manque et certains détenus se retrouvent à trois dans des espaces prévus pour deux personnes. La syndicaliste évoque notamment la pénurie de places liée à l’absence de centre de détention pour femmes dans la région Grand Est. « On n’a pas de solutions pour les transférer à proximité. On manque de structures et on a beaucoup plus de prévenues qu’avant. »

Cette augmentation constante de l'affectation de détenus à la maison d'arrêt d'Épinal, combinée à un manque d’agents affectés à la détention, complique le travail des agents de surveillance. « Normalement, nous devrions être 90, mais il manque 15 agents », explique-t-elle. Des départs à la retraite, ajoutés à des difficultés de recrutement, provoquent un sous-effectif qui engendre une accumulation d’heures supplémentaires : « environ 40 à 60 heures par mois pour chaque agent en poste ». Huit nouveaux surveillants devraient toutefois arriver d’ici le mois de mars, ce qui permettrait de résoudre partiellement la problématique.

Bien que la situation soit compliquée, celle de la maison d’arrêt d’Épinal resterait néanmoins « bien meilleure » que celle vécue dans d’autres maisons d’arrêt en France.

Aurélie Colombel

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