Pouvoir d’achat : Daniel Gremillet alerte sur l’avenir productif de la France
Dans un communiqué, le sénateur vosgien Daniel Gremillet alerte sur les risques qui pèsent sur le pouvoir d’achat et la production française, faute de stratégie industrielle et agricole cohérente.
Dans un communiqué diffusé le 23 janvier 2026, le sénateur des Vosges Daniel Gremillet met en garde contre les conséquences d’une absence de stratégie industrielle et agricole cohérente. Il estime que le pouvoir d’achat des Français et la souveraineté productive du pays sont directement menacés.
Cette prise de position fait suite à l’audition, mardi 20 janvier au Sénat, de Serge Papin, ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat. Daniel Gremillet y a rappelé l’urgence d’une action politique forte pour préserver la capacité de la France à produire et à nourrir sa population.
Des distorsions de concurrence dénoncées par le sénateur des Vosges
Dans son communiqué, Daniel Gremillet s’appuie sur ses travaux consacrés à l’application des lois EGALIM pour dénoncer des distorsions de concurrence qui fragilisent les producteurs français. Le prix du lait en est, selon lui, l’exemple le plus parlant, avec 469 euros pour 1 000 litres en France, contre 516 euros en Allemagne et 527 euros en moyenne européenne sur les douze derniers mois.
Ces écarts interviennent alors que les pays voisins ne sont pas soumis aux mêmes obligations réglementaires. Une situation qui, selon le sénateur, pénalise directement les agriculteurs français et limite leur capacité à investir.
Matières premières et modernisation au cœur de l’alerte
Daniel Gremillet relaie également les interrogations exprimées lors de l’audition ministérielle sur la modernisation des filières. Il insiste sur la nécessité de sécuriser à la fois les matières premières agricoles et industrielles, indispensables à la robotisation, à l’automatisation et à la compétitivité des entreprises agroalimentaires.
À ses yeux, l’absence de sécurisation de ces deux piliers expose la France à un décrochage technologique durable, au détriment de l’ensemble de la chaîne de valeur.
Des négociations commerciales sous tension
Dans le cadre des négociations commerciales de 2026, le sénateur des Vosges met en garde contre le déséquilibre croissant face aux centrales d’achat européennes. Il s’interroge sur la capacité de la France à défendre ses producteurs sans harmonisation des règles à l’échelle européenne.
Un signal inédit sur l’agroalimentaire et l’industrie
Daniel Gremillet souligne un indicateur qu’il juge particulièrement préoccupant. Pour la première fois depuis cinquante ans, la France affiche un déficit de sa balance commerciale agroalimentaire. Selon lui, ce signal montre que le pays risque de ne plus produire suffisamment pour nourrir sa population à des prix accessibles.
Cette fragilité touche aussi l’industrie. Dans son communiqué, le sénateur cite la liquidation judiciaire de la marque Brandt, dernier producteur français d’électroménager, comme le symbole d’un appareil productif qui se délite faute de stratégie cohérente.
Une ambition industrielle et agricole à définir
Daniel Gremillet conclut en posant une question centrale sur l’avenir du pays. Quelle ambition industrielle et agricole la France souhaite-t-elle porter ? Peut-elle se contenter d’une production haut de gamme inaccessible à une partie des Français ?
Il appelle à une réponse politique forte pour préserver la souveraineté alimentaire, industrielle et sociale. Sans vision stratégique, affirme-t-il, la capacité de la France à produire, à nourrir et à protéger ses citoyens est directement menacée.
Laissez nous un commentaire