Viskase : une cellule d'écoute pour aider les salariés

Publié le Jeudi 27 Septembre 2018

Depuis l'annonce, la semaine dernière, d'un plan social qui prévoit 92 suppressions de postes à l'usine Viskase de Capavenir Vosges Thaon, PSE qui verrait supprimé le tiers des effectifs de l'entreprise, les salariés, accompagnés par leurs délégués syndicaux (CFDT, CGT, FO et CFTC), restent mobilisés.

Les personnels des unités de production concernés par ce plan social ont repris le travail, mais avec amertume. Les salariés ont ouvert une page Facebook, « soutien aux salariés de Viskase », sur laquelle on peut retrouver des documents : notamment cette lettre où le groupe américain Viskase se félicitait, en 2014, de l'ouverture d'une nouvelle usine en Pologne.

 

Rétrospectivement, cette annonce a de quoi choquer les salariés. Le plan social s'inscrit en effet dans un plan de restructuration du groupe qui souhaite délocaliser une partie de la production vosgienne vers la Pologne, où des machines ont déjà été transportées.

Plus surprenant, sur le site vosgien, la direction a mis en place une cellule d'écoute au sein de l'usine. Et les salariés ont pu découvrir, sur le tableau d'affichage, les jours et heures de permanence d'une psychologue présente sur le site.

Ville morte

 

Des élus se sont également mobilisés, une députée du groupe de la France Insoumise de Meurthe-et-Moselle, Caroline Fiat, lors d'une séance à l'assemblée, a interpellé et demandé le soutien du ministre de l'économie.

Et le conseil municipal de la commune de Capavenir Vosges a voté une motion à l'unanimité pour condamner et refuser la suppression de 92 emplois sur le site vosgien.

Les délégués du personnel ont également appelé à une journée ville morte le 6 octobre prochain à partir de 14H, avec une manifestation au départ de l'usine Viskase.

M-D. Rogovitz

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