Vidéoprotection à Epinal : la LDH ne souhaite pas faire partie du comité éthique

Publié le Vendredi 4 Octobre 2019

Ce jeudi 3 octobre 2019, le Conseil municipal de la Ville d'Epinal a acté l'installation prochaine d'une trentaine de caméras de vidéoprotection dans les rues spinaliennes les plus passantes.

Afin de veiller à leur mise en place et au respect des droits de chacun, la formation d'un comité d'éthique a été décidée. Celui-ci sera composé d'élus de la majorité et de l'opposition.  La section spinalienne de la Ligue des droits de l'Homme a également été sollicitée pour faire partie de ce comité mais a décliné l'invitation. La LDH considère la "vidéosurveillance" comme "une gabegie", craignant le développement de la reconnaissance faciale comme elle l'explique dans un communiqué de presse à retrouver ci-dessous en intégralité.

N. Brédard

"Communiqué de presse

La section d' Epinal de la LDH tient à démentir toute participation à un comité d'éthique sur la
vidéosurveillance décidé par la municipalité d' Epinal. La LDH est opposée à la video surveillance
considérant que c'est une gabegie et que le budget consacré au déploiement de caméras pourrait étre mieux dépensé notamment dans la prévention. Cette mise en place d'une surveillance permanente des citoyens commence par les caméras et débouche ensuite sur la reconnaissance faciale qui commence à apparaître dans certaines villes Nice ou Valenciennes par exemple. La LdH ne se portera pas caution d'un système qu'elle refuse . Nous demandons à Monsieur le Maire d’Épinal de nous retirer de son comité d’éthique auquel nous n'avons jamais demandé de participer et nous refusons d’être mis devant le fait accompli.

Antoine Galmiche
Président de la section d'Epinal de la LDH
Laurent Aspis
Délégué régional de la LDH"

Crédit Photo : zigazou76 / CC 2.0

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