Une Gérômoise lance une pétition contre la présence des chasseurs autour des domiciles

Publié le Mercredi 27 Février 2019

Une mère de famille résidant à Gérardmer alerte les élus via une pétition sur internet et demande une réglementation adaptée à la chasse, à proximité des habitations privées.

La pétition a vu le jour sur le site Mes opinions. Elle est intitulée : "Chasseurs, tenez vos chiens en laisse près de nos maisons, nos enfants ont peur"

Dans sa pétition, Anne Huart, mère de famille, fait le récit d'une histoire qui a particulièrement marquée son aînée, âgée de 10 ans. La famille qui réside en lisière de forêt aurait assisté à un triste spectacle, un dimanche matin. Un groupe de chasseurs, accompagné de plusieurs chiens, aurait traqué un chevreuil jusqu'aux abords du terrain de la propriété, obligeant la famille à s'enfermer dans la maison par précaution.

Une situation que les enfants auraient très mal vécue, d'après Anne Huart. Elle en appelle ainsi à plusieurs élus, dont le Maire de Gérardmer, Stessy Speissmann et le Préfet des Vosges, Pierre Ory, pour mettre en place une réglementation qui obligerait les chasseurs à décharger leurs armes à moins de 150 mètres des habitations.  Pour l'heure, la pétition a déjà reccueilli plus de 26 000 signatures.

Retrouvez ci-dessous le texte intégral de la pétition : 

Est-il normal d’avoir peur des chasseurs chez soi ?

Monsieur Le Maire de Gérardmer, Monsieur le Préfet des Vosges, Monsieur Le Président des Chasseurs vosgiens, Monsieur Le Ministre de l’agriculture. Monsieur Le Président ?

Un dimanche matin parmi tant d’autres. Des chasseurs sillonnent la forêt en limite de ma propriété, à 15 mètres de la maison. Ils hurlent, fusils à l’épaule, à quelques mètres des fenêtres. En plein brouillard. « Nous avons le droit, nous sommes sur un chemin communal ». A 15 m de ma maison, armés et décidés à ramener « quelque chose ».

Leurs chiens sur-excités les imitent, stimulés par leurs maîtres. Ils parcourent terrasse, chemin et parking, flairant les chevreuils qui s’y promènent régulièrement, pour notre plus grand plaisir de contemplateurs. Les odeurs sont donc omniprésentes.

Deux heures et demies. Longues. Pénibles.

Nos 4 chats sont enfermés par mesure de précaution, chatière bloquée. Les enfants sont très inquiets. L’ainée ne sort plus profiter de la terrasse depuis des mois. Elle veut que les volets restent fermés jusqu’à ce que le soleil soit haut. Elle a peur….DES CHASSEURS ! Souvenir douloureux d'une journée printanière de février 2018 où une meute de chiens, poursuivant un chevreuil terrifié et hurlant, suivie par les maîtres armés, s’est précipitée sur elle et ses amis qui jouaient… sur notre terrain.

Est il normal qu’une enfant de 10 ans se prive de ses balançoires et autres jeux extérieurs, qu’elle ne sorte plus seule autour de la maison, par peur des chasseurs ?

Que des chiens affolés et avides se promènent librement chez nous ? Que des animaux domestiques soient privés de sortie sur leur territoire ? EST-CE NORMAL ?

Doit-on supporter les dimanches enfermés car quelques uns (1.5 % de la population française) s’adonnent à leur loisir morbide ? NON bien sur. Pourtant 82 % des français réclament l’interdiction de chasser le dimanche. Une large majorité qui n’est pas entendue et ne le sera jamais. Pour preuve l’abolition de la Loi Voynet par Mme Bachelot en 2003.

Je demande donc que soit mise en place une mesure de sécurité minimale, à savoir que les chiens de chasse soient légitimement tenus en laisse à proximité des habitations, dans une zone minimale de 150 mètres. Une juste mesure qui éviterait accidents et inquiétudes, et favoriserait la cohabitation…puisque celle-ci nous est imposée. Rappelons-nous les morsures infligées à quelques trailers et autres VTTistes s’entrainant dans les bois, l’acharnement mortel de chiens de chasse sur des teckels et autres malinois en promenade avec leurs maîtres.

98.5 % de français non chasseurs, empêchés de profiter sereinement des activités de plein air 7 jours sur 7 (une exception bien française !).

Je souhaite donc que nous puissions à minima nous sentir en sécurité dans nos maisons et tout autour.

Anaïs Gall

 

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