Restructuration chez O-I France à Gironcourt-sur-Vraine

Publié le Mardi 24 Novembre 2020

Pour faire face aux évolutions du marché du verre et au renforcement de la concurrence qui fragilise ses activités, dans un contexte particulièrement difficile, le groupe O-I France veut développer un nouveau projet et se réorganiser afin d'améliorer son efficacité. 

L'embouteilleur Owens Illinois, qui a investi plus de 420 millions d'euros sur ses différents sites en France ces dix dernières années, dont 60 millions dans les Vosges pour construire un troisième four à Gironcourt-sur-Vraine en août dernier, tient particulièrement à préserver son outil industriel et en fait une priorité absolue pour l'avenir. Aucune fermeture de four n'est donc envisagée sur le territoire.

 

Le site d'O-I France à Gironcourt-sur-Vraine


Le projet de la verrerie devrait donc s'articuler autour de trois grands axes prioritaires : l’externalisation des fonctions logistiques auprès d’un partenaire de confiance afin de permettre à O-I de se recentrer sur son cœur de métier, l’automatisation d’un certain nombre de processus afin de moderniser l’outil de production et une réorganisation des opérations.
Conséquences directes pour l'emploi sur le site vosgien qui compte encore aujourd'hui 350 salariés : " la suppression de 26 postes, le transfert des 25 collaborateurs rattachés à l’activité logistique vers un partenaire extérieur. 7 postes devraient tout de même être créés. "
L’objectif de O-I étant de limiter au maximum les départs contraints en privilégiant les départs à la retraite, les possibilités de reclassement interne sur poste disponible et création de poste, ainsi que le non-remplacement de postes aujourd’hui vacants.

Une stratégie qui devrait, selon les dirigeants, et en complément de la construction du 3ème four, contribuer à assurer la pérennité du site de Gironcourt.

Enfin, conscient des inquiétudes liées à ce projet, plus particulièrement dans la période particulièrement difficile que nous connaissons, le groupe O-I France entend se donner le temps de la discussion avec les représentants du personnel. Ce projet serait ainsi déployé sur plusieurs années.

Anne Didier (avec communiqué)

crédits photo : archives viàVosges

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