Remiremont : les 2 médecins d’origine étrangère ne feront l’objet d’aucune décision d’éloignement

Publié le Mardi 14 Décembre 2021

D'un côté, des établissements en tension et l'ARS qui appelle les professionnels de santé à venir en renfort. De l'autre, 2 cardiologues étrangers effectuant depuis 4 ans leur internat à Epinal et Remiremont, mais sous le coup d'une expulsion pour des problèmes administratifs. Une situation atypique qui a rapidement fait réagir différentes associations. La Ligue des Droits de l'Homme d'abord : « Au-delà de l’aspect juridique et humain de cette situation, un telle décision mettrait encore plus en difficultés des services hospitaliers déjà en tension du fait de l’abandon par le gouvernement du service public de la santé. Nous demandons à Monsieur le Préfet de bien vouloir revenir sur cette décision incompréhensible et délivrer des titres de séjour à ces deux médecins qui ne demandent qu’une chose, exercer leur métier au service de la population du département des Vosges ».

Réaction également de l'Ademat-H, l'association pour la défense, le maintien, l'amélioration de la maternité et de l'hôpital de Remiremont : « La crise sanitaire amène l’ARS a faire appel à des renforts de personnels dans cette période de fin d’année. C’est dans ce contexte que l’Ademat-h a été alertée par la menace qui pèse sur la situation de plusieurs médecins d’origine étrangère sans lesquels les services hospitaliers ne peuvent pas fonctionner correctement et tout particulièrement les services de cardiologie des hôpitaux vosgiens. (...) L'Ademat-h apprend ce soir (lundi) avec satisfaction que les services de la Préfecture auraient communiqué sur leur intention de rechercher une solution plus humaine et bienveillante pour permettre à ces médecins étrangers de poursuivre leur activité indispensable aujourd’hui au bon fonctionnement des hôpitaux concernés et particulièrement celui de Remiremont ».

De son côté, le préfet des Vosges, visiblement agacé par les commentaires qu'ont suscité cette affaire, a tenu à nous préciser : « il n'y a aucune menace d'éloignement du territoire concernant ces 2 personnes originaires d'Afrique sub-saharienne. Il s'agit s'implement d'une question de reconnaissance de compétences et de leur capacité à produire un diagnostic et des soins. La vraie question porte sur des documents de concordance de diplômes qu'ils n'ont pas été en capacité de présenter. La qualité de leur travail au sein de l'hôpital n'est pas en cause. Quoi qu'il en soit, aucune OQT (obligation de quitter le territoire) n'a été prise à leur endroit ! ».

Affaire à suivre...

Anthony Sap

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