Michaël Chiolo, auteur de l'attaque de Condé-sur-Sarthe aurait côtoyé Chérif Chekatt à la prison d'Epinal

Publié le Mercredi 6 Mars 2019

Michaël Chiolo, le détenu qui a attaqué deux surveillants pénitentiaires à la maison d'arrêt de Condé-sur-Sarthe mardi aurait côtoyé Chérif Chekatt, auteur des attentats de Strasbourg, à la prison d'Epinal. 

Rappel des faits

Michaël Chiolo et sa compagne, en visite au sein de l'unité familiale de la prison de Condé-sur-Sarthe, ont agressé et grièvement blessé avec un couteau en céramique deux surveillants pénitentiaires ce mardi. Il aurait crié "Allah Akbar" au moment des faits et aurait voulu venger la mort de Chérif Chekatt, l'auteur des attentats de Strasbourg, perpétrés en décembre dernier. Les deux hommes se sont rencontrés en prison et se seraient côtoyés à la maison d'arrêt d'Epinal. Une information qui n'a toutefois pas été confirmée par la Direction interrégionale des services pénitentiaires Est-Strasbourg, qui se refuse à tout commentaire.

Michaël Chiolo, 27 ans, a été condamné en 2015 par la Cour d'appel de Moselle à 30 ans de réclusion criminelle pour séquestration suivie de mort d'un octogénaire, Roger Tarall, ancien résistant. Les faits remontent à avril 2012 et se sont déroulés à Montigny-lès-Metz au domicile de Roger Tarall.

Radicalisation

Originaire de Saint-Avold (57) Michaël Chiolo, fasciné par le nazisme à l'adolescence, se serait converti à l'islam en 2010 puis radicalisé en prison et serait devenu de plus en plus prosélyte.

Lors de son procès en appel, d'après nos confrères du Dauphiné Libéré, les débats mentionnaient un incident en détention à Épinal : « Il avait obligé ses codétenus à boire huit litres d’eau par jour pour se purifier », selon l'avocate d'un de ses complices.

Michaël Chiolo avait  également poussé une vingtaine de détenus à rejouer dans la cour de promenade de la maison d'arrêt de Mulhouse, les attentats parisiens en scandant "Bataclan".  Il a ainsi été condamné à un an de prison pour apologie du terrorisme en 2015.

Après l'agression d'hier, trois personnes sont en garde à vue. Une enquête de flagrance a été ouverte pour "tentative d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs en vue de préparer des crimes d'atteintes aux personnes", a indiqué le procureur de Paris Rémy Heitz.

Anne Didier

 

Laissez nous un commentaire

Aucun commentaire

Soyez le premier à laisser un commentaire