Inteva Products France : l'intersyndicale dénonce les méthodes du groupe américain

Publié le Mercredi 10 Juin 2020

Nous vous l'annoncions dans notre édition d'hier, l'équipementier automobile déodatien Inteva Products France, spécialisé dans la conception et la fabrication de serrures a été placée ce mardi matin en redressement judiciaire par le Tribunal de commerce d'Orléans.

L'entreprise emploie 663 salariés sur le territoire français, dont 176 à la maison mère de Sully-sur-Loire (Loiret), 246 à Esson (Calvados) et 241 à Saint-Dié-des-Vosges. Elle avait déjà connu des difficultés financières ces dernières années, qui se sont accrues avec la crise sanitaire et le fort ralentissement des ventes de véhicules neufs. Une situation fragile qui n'a, en plus, pas permis à Inteva d'avoir accès au Prêt Garanti par l’État (PGE). La société n'est donc plus à même de payer ses dépenses courantes ordinaires.

L'intersyndicale CFE-CGC, CGT, CFTC et FO devait se réunir ce mercredi matin pour évoquer l'avenir d'un des plus gros employeurs privés du bassin déodatien. Et dans un communiqué adressé à la presse, elle dénonce les méthodes du groupe américain : 

« Nous avons mandaté le secrétaire du Comuité social et économique central pour nous représenter au tribunal de commerce d’orléans le mardi 09 juin a 10h00.

Il déclare que contrairement aux engagements de soutien, pris et répétés, le groupe américain Inteva, après avoir cédé son activité toits ouvrants en mai 2019, abandonne sa filiale française à moindre coût aux frais de l’AGS et de la collectivité. 

Les 2 PSE mis en œuvre en 2018 et 2019 auront permis de délocaliser, pour partie, vers les pays low-cost, le savoir-faire de Sully et de Saint-Dié.

De plus, la rémunération des projets conduits par inteva France pour le reste du groupe n’a jamais été à la hauteur de la réalité malgré les alertes répétées en CCE/CSEC.

Devant ce fait accompli, d’ouverture d’un redressement judiciaire, nous exigeons avec l’appui des
salariés :
- La poursuite du financement de l’exécution des 2 PSE en cours
- Le maintien des 3 sites et du plus grand nombre d’emplois en France, dans le cadre d’un ou
de projets pérennes industriellement et financièrement
- Le financement d’un PSE, à la hauteur des précédents, pour les salariés qui ne seraient pas
repris ».

Le redressement judiciaire s'accompagne d'une période d'observation de 6 mois avec une audience intermédiaire fixée au 7 juillet.

Anthony Sap

 

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