Hôtellerie-Restauration : l’UMIH des Vosges exige des mesures fortes

Publié le Jeudi 29 Octobre 2020

Dans un communiqué adressé à la presse ce jeudi matin, l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie des Vosges exprime ses craintes, au nom de toute la filière de l’hôtellerie-restauration française. Alors que les Français sont appelés à se reconfiner dès ce jeudi soir, minuit, les cafés, bars et restaurants, entre autres commerces, devront fermer leurs portes.

« Cette fermeture contrainte et brutale de nos établissements sonne un nouveau coup d’arrêt pour nos professionnels qui oblige le Gouvernement à prendre des mesures fortes, claires et responsables pour leur venir en aide », déclarent à l’unisson les Organisations professionnelles du secteur, GNC, GNI, UMIH et SNRTC*. « Les professionnels exigent de la visibilité, ils veulent savoir quelles sont les aides mises à leur disposition et pour combien de temps », ajoutent-elles.

Un coup dur pour la filière qui avait déjà été l’une des plus durement touchées par le premier confinement au printemps dernier. Pour ne pas s’effondrer, la profession demande la mise en place de plusieurs mesures de la part du Gouvernement :

  • Un accès au Fonds de solidarité pour toutes les entreprises, sans effet de seuil de salariés notamment, ni condition liée à la forme juridique de l’entreprise ou à l’importance de sa perte de chiffre d’affaires.  Ce fonds de solidarité doit venir compenser les charges fixes qui continuent de courir pour nos professionnels (électricité, abonnement…) à hauteur de 10 000 euros par mois ;
  • Une solution urgente au problème des loyers, qui doit être déconnecté du fonds de solidarité, au moyen d’un crédit d’impôts incitant fortement les bailleurs à abandonner toute ou partie des loyers dus par les professionnels locataires ;
  • Des exonérations de charges sociales patronales pour toutes les entreprises sur toute l’année 2020 ;
  • Le maintien du dispositif de chômage partiel aux conditions d’indemnisation actuelles, congés payés induits inclus, sans reste à charge, au-delà du 31 décembre 2020 et aussi longtemps que les contraintes et restrictions sanitaires perdureront.
  • La prise en charge de la perte d’exploitation causée par cette nouvelle fermeture administrative ou la mise à l’arrêt des établissements comme les hôtels, en l’absence de touristes, par les assurances, qui cette fois-ci ne sauraient se défiler en arguant d’une situation inédite.

Rappelons que depuis mars dernier, la crise sanitaire a déjà mené à la perte de 150 000 emplois dans la filière.

*SNRTC : Syndicat National de la Restauration Thématique et Commerciale.

GNI : Groupement National des Indépendants Hôtellerie

GNC : Groupement National des Chaînes Hôtelières

UMIH : Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie

Anaïs Gall (avec le communiqué)

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