Fermeture d’Inteva à Saint-Dié : les salariés en grève !

Publié le Mardi 1 Septembre 2020

Les 241 salariés du site déodatien d’Inteva Sas France ne dissimulent pas leur colère ! Ce mardi matin ils se sont mobilisés dans la rue suite à l’annonce de la fermeture prochaine de leur entreprise.

 

Rappelons qu’Inteva Sas France est une filiale du groupe automobile américain Inteva Products, sous-traitant de PSA Peugeot Citroën et qui compte trois sites au niveau national. Celui de Saint-Dié fabriquait des serrures. La filiale française, placée en redressement judiciaire dès l’année dernière par le groupe américain, avait jusqu’à la fin du mois d’août pour recueillir d’éventuelles offres de reprises. Au terme de ce délai, deux offres ont été reçues, présentées ce lundi lors d’un Comité Central d’Entreprise. La première, émane de la société américaine Inteva Products elle-même qui se propose de reprendre le site d’Esson, dans le Calvados et une partie de l’activité du site de Sully-sur-Loire, dans le Loiret. Le site de Saint-Dié en revanche, ne serait pas concerné. Et une seconde offre, portée par des industriels dans un contexte de restructuration. Si pour l’heure, cette dernière offre n’inclut pas non plus la reprise du site Déodatien elle permettrait d’ouvrir à une plus large négociation selon les syndicats qui, par ailleurs déplorent la stratégie du groupe Inteva Products, qu’ils jugent amorale.

De leur côté, les élus locaux se mobilisent pour trouver des solutions et limiter les dégâts dans un contexte déjà tendu par la crise du coronavirus. Rappelons qu’à Saint-Dié-des-Vosges, le site Inteva est le premier employeur privé de la ville. Les conséquences sociales pourraient donc être dramatiques pour l’économie locale. Le maire David Valence a d’ailleurs sollicité les membres du comité interministériel de la restructuration industrielle (CIRI) et ceux de la délégation interministérielle aux restructurations d’entreprises (DIRE) pour une grande réunion ce mardi après-midi à Paris. Il devrait ensuite rencontrer un membre du cabinet ministériel de Bruno Lemaire mercredi soir. L'objectif est d’ouvrir la négociation pour une éventuelle reprise de l’activité dans l’antenne déodatienne… Ou, à défaut, obtenir les meilleures conditions de sortie pour les salariés.

Anaïs Gall

 

 

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