Chaises vides à l'audience de rentrée du tribunal d'Epinal

Publié le Mercredi 30 Janvier 2019

 

C'est une année judiciaire qui débute plutôt mal si l'on en croit cette audience de rentrée au tribunal de grande instance d'Epinal ce mercredi matin. Des sièges vides et des toques esseulées, les avocats et magistrats, hors ceux du parquet, ont brillé par leur absence. Pour dénoncer une fois encore la réforme de la justice en cours d'examen qui doit être adoptée le 13 février, une loi selon eux pour gérer la pénurie de moyens. Les avocats regrettent notamment que l'avenir de la justice française ne fasse pas partie des sujets abordés lors du grand débat national.

 

Claude Doyen, (au centre sur la photo ci-dessus) la présidente du tribunal de grande instance se veut plus nuancée. Elle sera vigilante sur les moyens humains et matériels alloués. Sur des points comme la fusion des tribunaux de grande instance et d'instance par principe, cela ne devrait rien changer pour les Vosges mais il faut selon la présidente du TGI d'Epinal veiller à ne pas éloigner le justiciable d'un possible recours aux juges. Les points d'accès aux droits et notamment l'inauguration d'un lieu d'accueil bientôt à Vittel va dans ce sens d'une justice de proximité.

Elle se félicite enfin avec cette réforme de voir entrer la justice dans l'ère du numérique avec ce bémol, veiller à ne pas augmenter la fracture numérique pour les justiciables les plus précaires.

Nicolas Heitz, le procureur de la république d'Epinal, lui, valide dans cette réforme le recours aux peines de substitution, les alternatives à l'emprisonnement et notamment la fin des petites peines de prison, celles inférieures ou égales à un mois.

Marie-Danièle Rogovitz et Denis Lequien

 

Laissez nous un commentaire

Aucun commentaire

Soyez le premier à laisser un commentaire