La CGT Éduc'action 88 exprime sa colère

Publié le Jeudi 29 Octobre 2020

Conformément aux annonces faites ce mercredi soir par le président Macron, ce second confinement ne verra cette fois pas fermer les écoles. Une décision qui, en l'état actuel des choses, mettrait les personnels et élèves en danger, selon CGT Éduc'action 88.

Le syndicat déplore en effet qu'aucun mot n'ait été adressé aux enseignants suite à cette annonce, alors même que le pays se confronte à une nouvelle vague de contaminations. Selon lui, les mesures sanitaires n'ont pas été mises en place à temps pour séucriser le personnel et les élèves et celles qui demeurent aujourd'hui sont insuffisantes alors que l'épidémie sévit.

Ainsi, comme elle l'exprime dans son communiqué, la CGT Educ’action 88 exige :

  • La fourniture de masques de qualité professionnelle (Équipement de protection individuelle et non « masque grand public » en nombre suffisant (1 par demi-journée ) aux personnels ;
  • Le placement en télétravail ou une autorisation spéciale d'absence des personnels vulnérables ou vivant au domicile d’une personne vulnérable ;
  • La fourniture gratuite des masques aux élèves
  • L'activation du plan de continuité pédagogique prévu en juillet, avec l’accueil des classes en demi-groupe ;
  • La réquisition de locaux pour permettre l’accueil des élèves dans des conditions sanitaires optimales ;
  • L’encadrement et la fourniture des moyens nécessaires pour le travail à distance ;
  • Du temps pour permettre aux équipes de préparer réellement les conditions d’accueil des élèves ;
  • Le respect des avis du CHSCT ministériel.

Ce à quoi elle ajoute qu'elle s'est pourtant manifestée pour obtenir des droits mais que le Gouvernement n'a pas répondu à ses appels. « Nous n’oublions pas que nous avons réclamé, à la CGT Educ’action 88, dès la fin du confinement une véritable politique d’embauche de personnels qui aurait pu permettre le dédoublement des classes et, ainsi, de limiter la propagation du virus parmi les élèves et les personnels et leurs familles. Nous avons réaffirmé cette demande à la rentrée de septembre. N’oublions pas que celui qui aujourd’hui brosse les enseignants dans le sens du poil est celui qui, fin août, a refusé d’embaucher des professeurs au prétexte que, selon lui, les enseignants « ne servent pas à redresser le pays ». La cohérence et le sérieux sont de notre côté quand le gouvernement navigue à vue et se montre incapable de prendre des décisions toujours en retard. »

Image tirée de nos archives

Anaïs Gall

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