5ème édition du mois sans tabac !

Publié le Mercredi 28 Octobre 2020

« En novembre, on arrête ensemble ! ». Voilà un slogan que l’on peut lire chaque fin d’année depuis 5 ans. Au total 784 000 personnes ont participé à ce grand défi collectif depuis la 1ère édition, dont 200 000 rien qu’en 2019. Cette nouvelle année se place sous le signe de nombreuses nouveautés.

Chaque année les fumeurs qui souhaitent participer à l’opération peuvent s’inscrire dès le mois d’octobre sur la plateforme Tabac Info Service. L’idée : réussir à arrêter de fumer pendant un mois. D’après l’ARS « un mois sans fumer multiplie par cinq les chances d’arrêter définitivement. Après 30 jours d’abstinence, la dépendance s’avère bien moins forte et les symptômes de manque (nervosité, irritabilité) sont moins présents. » L’objectif derrière ce défi est évidemment d’inciter les fumeurs à arrêter totalement la cigarette. Le tout en bénéficiant d’un accompagnement adapté proposé par Santé Publique France.

Un accompagnement renforcé pour cette 5e édition

Cette année, le dispositif évolue encore d’avantage puisque l’opération #MoisSansTabac met à l’honneur ses anciens participants qui ont arrêté de fumer, afin de favoriser le partage d’expérience. En parallèle, Santé Publique France lance son nouveau « Programme 40 jours » qui se décompose en deux phases : 10 jours de préparation au sevrage suivis de 30 jours de défi durant lesquels les participants reçoivent chaque jour des conseils, des activités et des challenges pour rester motivés. Un renforcement du dispositif « MoisSansTabac » qui passe aussi par une refonte du site et du l’application Tabac Info Service.

D’après le le Baromètre de Santé publique France 2017 : Près de 380 000 fumeurs ont fait une tentative d’arrêt suite à la première édition de #MoisSansTabac. « Plus intéressant : un an après l’opération, environ 6% à 10% des anciens fumeurs étaient toujours abstinents, contre des taux atteignant habituellement les 3 à 5% pour des tentatives d’arrêts sans aide extérieure, d’après les études scientifiques. Ainsi, arrêter de fumer lors de l’opération multiplie par deux la réussite du sevrage tabagique à un an. » précise l’Agence Régionale de Santé.

Grand Est : une politique régionale de lutte contre le tabac

Dans le Grand Est aussi l’opération prend de l’ampleur avec un réseau de partenaires de plus en plus nombreux. Et des actions concrètes ont été menées par l’ARS, notamment dans les maternités : « Communication, conseils et accompagnement...les maternités mettront en place des actions à l’occasion du mois sans tabac pour aider l’entourage des futurs bébés du Grand Est à dire définitivement non au tabac. L’ARS a donné à l’ensemble des maternités la possibilité de disposer d’outils de communication, telles que des affiches ou des bâches pour rendre visible leur engagement dans ce grand défi collectif. »

Mais surtout, la région contribue à la mise en place de lieux de santé sans tabac (LSST). « L’ARS a soutenu 6 établissements en 2018 pour être précurseurs sur cette politique en Grand Est. À terme, l’objectif est que plus de la moitié des établissements sanitaires de la région soient engagés dans la démarche. Les niveaux de certification obtenus en répondant à l’audit international proposé par le RESPADD témoignent d’un engagement fort et pérenne de chaque établissement en matière de prévention du tabagisme et de prise en charge des fumeurs. En fonction du score obtenu, les établissements se voient attribuer une certification BRONZE, SILVER ou GOLD. En 2019, sur les quatre établissements ayant obtenu une certification SILVER au niveau national, trois sont situés en région Grand Est : l’Institut de Cancérologie de Lorraine, l’Hôpital Clinique Claude Bernard de Metz et le Centre Hospitalier de Pfastatt. » précise l’Agence Régionale de Santé du Grand Est.

Dans le même esprit, trois métropoles du Grand Est prétendent à devenir des « Villes pilotes sans tabac ». C’est le cas de Mulhouse (67), Thionville (57) et de Joinville (52).

Chiffres clé :

Dans son communiqué, l’ARS rappelle les bénéfices de l’arrêt de la cigarette (ces derniers surviennent rapidement) :

  • 20 minutes après la dernière cigarette, la pression sanguine et les pulsations du cœur redeviennent normales.
  • 8 heures après la dernière cigarette, la quantité de monoxyde de carbone dans le sang diminue de moitié. L’oxygénation des cellules redevient normale.
  • 24 heures après la dernière cigarette, le risque d’infarctus du myocarde diminue déjà. Les poumons commencent à éliminer le mucus et les résidus de fumée. Le corps ne contient plus de nicotine.
  • 48 heures après la dernière cigarette, le goût et l’odorat s’améliorent. Les terminaisons nerveuses du goût commencent à repousser.
  • 72 heures après la dernière cigarette, respirer devient plus facile. Les bronches commencent à se relâcher et on se sent plus énergique.
  • 2 semaines à 3 mois après la dernière cigarette, la toux et la fatigue diminuent. On récupère du souffle. On marche plus facilement.
  • 1 à 9 mois après la dernière cigarette, les cellules des cils bronchiques repoussent. On est de moins en moins essoufflé.
  • 1 an après la dernière cigarette, le risque d’infarctus du myocarde diminue de moitié. Le risque d’accident vasculaire cérébral rejoint celui d’un non-fumeur.
  • 5 ans après la dernière cigarette, le risque de cancer du poumon diminue presque de moitié.
  • 10 à 15 ans après la dernière cigarette, l’espérance de vie redevient identique à celle des personnes n’ayant jamais fumé.

Rappelons que dans le Grand Est, le taux de mortalité par cancer du poumon était en 2017 de 12.2/100 000 personnes-années chez les femmes et 42.4/ 100 000 personnes-années chez les hommes, ce qui est significativement plus élevé que la moyenne nationale de 11.1/100 000 pour les femmes et 38.2/100 000 chez les hommes.

Anaïs Gall

 

Laissez nous un commentaire

Aucun commentaire

Soyez le premier à laisser un commentaire